Vision & mission de C@P en Inde :

              Les pays occidentaux ont tendance à voir la face brillante de l’Inde :                 Sa croissance brute et sa démocratie séculaire. Et les indiens, avides de reconnaissance moderne, exagèrent sa brillance. Mais de l’autre face :Celle d’une inflation à deux chiffres qui annule la croissance du PIB, celle de la balance commerciale négative ,des comptes sociaux en déficit,et de l’endettement extérieur qui augmente-nul n’en parle.

Parce que au fond,comme un pari Pascalien, tout tient dans la mosaique et les dynamiques de l’économie domestique Indienne. Dans les pans d’une société multi-millénaire ou les dieux vivent avec les hommes,ou les castes, le genre sexué,la religion,l’alimentation,la langue vous donnent une place et conditionne votre vie et les chances d’une amélioration qualitative de votre vie. Nulle part plus qu’en Inde, la loterie d’une vie ne se remet en cause. Pourquoi ?                    Qui tient le système ou comment le système se maintient malgré les coups de butoir du progrès technique, économique,politique ?

Nous sommes dans la deuxième moitié du 20è siècle et la théorie convenue sur le « développement » assure qu’il faut faire rentrer la modernité dans les villages-presque 700 000 en Inde.

Mais les paysans se sont précipités dans les villes par millions se coupant de leurs société rurale pour fonder une société urbaine dynamique mais chaotique car basée sur le travail précaire et des règles opaques d’accession à la propriété. Les bidonvilles sont nés à cette époque.

À partir de 1992, le gouvernement décrète priorité nationale le développement rural et la croissance inclusive. Naissent les programmes " Self Help Group" ( SHG) ,« business correspondant » et « microcrédit ».

En 2009, il y a toujours 25% de la population classée « below poverty line » ( BPL) , et 836 million d’indien avec un pouvoir d’achat inférieur ou égal à 2$/jour. 25% de très pauvres, cela fait quelques 300 millions d’Indiens.Et combien de pauvres ?

Il y a toujours les deux tiers de la population qui vivent en zone rurale,grâce à l’excellent taux rural de natalité Indien.

Nous sommes en 2010 et le microcrédit est devenue une industrie florissante qui compte 37 millions de bénéficiaires, jusqu'à sa crise de l'Automne 2010.

Alors, comment cette pauvreté n’est elle pas vaincue par les réformes libérales et les nombreux dispositifs de discrimination positive à l’égard des plus vulnérables ?

L’Inde est bien plus riche aujourd’hui qu’il y a 20 ans.

Entre macro-idées et micro-réalités, l'exemple de l'Inde est central au développement des concepts du           microcrédit, du "social business",de "l'impact investment" chers à l'occident.

 

C'est ce pays que C@P a choisi pour travailler sur des méthodologies qualitatives de microcrédit, un programme d'accès à l'entrepreneuriat social pour des femmes vivant en milieu rural "below the poverty line".

En mobilisant le SHG, la seule forme d'organisation socio-économique existante sur le terrain PRESQUE comme une entreprise du secteur formel.

En donnant une utilisation collective au microcrédit, nous infusons du capital économique dans ce groupe au capital social déjà activé.

En se donnant du temps pour manager cette entreprise en partenariat avec des travailleurs sociaux.

   Nous cherchons le chainon manquant entre inclusion financière et lutte contre la pauvreté par la capitalisation, la formalisation et l'accompagnement.

 

 

 

 

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