Nos ONG partenaires en Inde

Ambalayam

Dirigée de main de maître par la jeune et dynamique Mary, l’ONG Anbalayam se bat d’arrache-pied pour l’autonomisation des femmes. Pour cela, elle les accueille en foyers, les forme à un métier et les encourage à l’entreprenariat.

Fondée en 2003 par Mary, féministe convaincue, et quatre de ses amies, l’ONG Anbalayam veut faire face au manque évident de formation et d’accompagnement des femmes de son pays. « Mon rêve est d’encourager de nombreuses business women à Pondichéry. Chaque boutique devrait être tenue par une femme. Si les femmes sont indépendantes économiquement, elles sont plus suceptibles de conduire leur vie » affirme Mary, diplômée en économie et directrice résolue de l’ONG.

Initialement, Anbalayam était un foyer accueillant les jeunes filles désemparées qui, ayant quitté leur village pour trouver du travail en ville et sans aucun parent pour les héberger, tombaient dans une extrême pauvreté. Aujourd’hui, l’ONG donne aussi des formations et conduit des campagnes de sensibilisation aux droits des femmes et des enfants, à Pondichéry et dans d’autres états indiens.

Ces formations, en restauration, en couture, en management, en marketing… débutent en 2004. Par chance, cette initiative concorde avec la nouvelle politique du gouvernement du Tamil Nadu qui recherche des personnes expérimentées afin de former les membres des Self Help Groups (groupes de solidarité de femmes). 2004 est aussi l’année du tsunami : les fonds affluent de l’étranger. Anbalayam saisit cette opportunité pour former les populations sur place, et les femmes en priorité. L’ONG réalise alors sa force car la demande est énorme. Les femmes sont à la recherche d’une nouvelle vie et sont plus motivées que jamais pour réussir.

La très volontaire Mary continue de s’investir sans relâche pour son ONG mais aussi pour sa communauté. Elle assiste notamment à de nombreuses manifestations politiques et contacte d’autres ONG afin de faire connaître son travail et de constituer un solide réseau. Elle est assistée dans le management par Prakash, principal d’une école de restauration à Pondichéry. Le staff d’Anbalayam est en majorité féminin. Anbalayam est ainsi la première ONG partenaire de CAP dirigée par une femme. Un partenaire apparu comme évident pour nous compte-tenu de son expérience de la formation, du micro-entrepreneuriat et, surtout, du travail avec et pour les femmes. Aujourd’hui, en plus de son projet de micro-entreprise avec CAP, Anbalayam prévoit d’ouvrir un hôtel pour les « traffic women », d’anciennes prostituées.

 

Institute of Research and Development for the Rural Poor (IRDRP)

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L’avis de CAP

« IRDRP est une association dotée d’une grande expérience. L’impact social de son action est fondamental pour ses membres, issus de la communauté des intouchables à l’instar des individus qu’ils épaulent. Ils sont donc très engagés dans ce qu’ils entreprennent et ne laissent rien au hasard. »

IRDRP est créé en 1989. Son action consiste à étudier les conditions de vie réelles des populations qu’elle aide via une approche participative et de trouver par la suite des solutions adéquates. Consciente des différents problèmes de discrimination, de manque d’éducation et d’accès à la culture que rencontrent certaines populations, l’association a commencé à s’établir dans le petit village de Tirukalikundram avant de s’étendre à l’ensemble du Tamil Nadu. Forte d’un budget annuel de plus de 750 000 roupies, l’association recherche en permanence des partenariats avec d’autres organismes afin d’aider des communautés vulnérables et plus particulièrement les femmes et les enfants dans le but de les aider à se développer et avec objectif sur le long terme de créer un développement durable.

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Son domaine d’activités est très varié : éducation, santé, sources de revenus, sécurité sociale, discrimination liée aux castes, justice environnementale, support légal et juridique sont autant de sujets sur lesquels l’association est susceptible d’intervenir.

La période de 1989 à 2010 constitue pour IRDRP sa genèse et la consolidation de son expérience. IRDRP commence à se faire connaître en axant son activité sur le domaine de la santé à Tirukalikundram.

– Elle lance des campagnes de prévention contre l’anémie d’abord : 700 enfants seront concernés par ces dernières.

– Elle fait également de la prévention contre le virus du SIDA.

Après la santé, c’est à l’éducation qu’IRDRP décide de s’atteler grâce à des écoles basées dans la banlieue de Chennai. Au programme, cours du soir proposant des matières aussi diverses que l’anglais ou l’informatique. Puis IRDRP lance des projets d’aide au développement économique et personnel des femmes. Elle réalise cela en prêtant main forte à plusieurs SHG grâce au microcrédit. En ce qui concerne l’aide sociale, l’association permet à des personnes âgées l’accession à une pension.

Enfin, elle sensibilise des milliers de personnes au problème écologique grâce à une campagne nationale soutenue par le ministre de l’environnement et soutien des centaines de familles suite au tsunami de 2004.

Forte de son expérience acquise grâce aux succès des projets précédemment décris, IRDRP diversifie encore son activité au cours de la période 2010-2012 en réalisant directement des plantations d’arbres et en collaborant à la création d’un pesticide entièrement naturel. L’association joue également les médiateurs dans des conflits ménagers et n’hésite pas à soutenir financièrement certaines affaires menées au tribunal. Enfin, IRDRP continue ses activités initiales d’aide à l’éducation en achetant des fournitures scolaires et en convainquant des parents d’enfants qui travaillent de les inscrire à l’école. Elle continue également à aider les femmes en leur permettant de développer des compétences comme l’informatique et en les aidant à trouver un emploi.

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Les projets en cours actuellement s’alignent dans la politique qu’IRDRP poursuit depuis sa création : cours du soir et aide directe à l’éducation pour plus de 300 enfants, aide aux femmes, soutien à des enfants orphelins… Mais IRDRP innove aussi en espérant pouvoir ouvrir une école technique prochainement. Un projet de longue date pour pouvoir apprendre un métier aux enfants qui pourraient alors aller travailler à la ville.

 

Karunai Vizhigal

Le mot de CAP

« Cette ONG a beaucoup insisté pour travailler avec C@P et s’avère être un partenaire sérieux. Elle rend visite au groupe très régulièrement. C’est une petite structure mais très professionnelle et engagée.»

Qui est Karunai Vizhigal?

Karunai Vizhigal (regard miséricordieux en tamoul) est une ONG créée en 2004 par deux amis passionnés, Madame Maraghadan et Monsieur Sivasankaran, alors à l’université. Forts de dix années de travail sur le terrain pour résoudre les inégalités sociales, ils ont aujourd’hui acquis une très grande expérience dans le domaine du social.

À Chidambaram, dans le district de Cuddalore, les deux partenaires assurent la gestion d’un pensionnat accueillant une vingtaine d’enfants (Karunai Illam : foyer de la miséricorde) et depuis 2008 ils soutiennent de nombreux SHG des alentours. Depuis sa création, l’ONG n’a cessé de montrer son implication dans l’aide aux plus faibles. La mission qu’elle s’est confiée est de responsabiliser et de venir en aide aux communautés les plus défavorisées aussi bien socialement qu’économiquement.

Le travail de cette structure de seulement trois employés a porté ses fruits puisque KV est aujourd’hui l’une des meilleures ONG dans son secteur géographique. KV veut combattre jour après jour la pauvreté, l’illettrisme, la rivalité entre les castes, l’exclusion sociale, la marginalisation des castes rurales et l’exploitation des plus démunis. Pour cela, elle organise de nombreux événements de sensibilisation et d’information à l’attention des enfants, des femmes des SHG, des populations rurales. Elle intervient lors d’événements culturels importants afin d’optimiser son impact.Elle participe par exemple à la Journée de la Femme et à la Journée des Droits de l’Enfant. Aussi sensible à l’environnement, elle participe à la campagne nationale de sensibilisation au développement durable et organise des campagnes de reforestation.

Et CAP dans tout ça ?

Karunai Vizhigal étant encore une jeune ONG, elle ne possède pas de compte FCRA, qui permet de recevoir des fonds de l’étranger. Credit At People a donc signé un contrat avec l’ONG Ambalayam, un de nos anciens partenaires, qui possède un compte FCRA. Les fonds de Credit At People sont donc versés à Ambalayam qui les transfère à Karunai Vizhigal.

Green Society

Le mot de CAP

 

« Green Society est peut-être l’ONG la plus professionnelle avec laquelle on ait travaillé. Lorsqu’on planifie d’aller voir les SHG, les membres de GS viennent un jour avant pour préparer la réunion. Cela témoigne d’un engagement fort de leur part. De plus, ils n’hésitent pas à nous demander des conseils en cas de doute sur les programmes de formation ou d’autres sujets. La communication est donc bien rôdée avec eux. »

green societyQui est Green Society ?

Green Society (GS) est une organisation non gouvernementale créée en 2009. L’idée naît de l’indignation de Mme Meenakshi de voir des femmes se battre au quotidien sans pour autant réussir à gagner leur indépendance financière. Basée à Pondichéry, l’association travaille pour le développement économique et social des femmes et des enfants, essentiel, selon ses membres pour créer une société viable. Dans cette optique, l’activité de GS se porte d’abord sur l’éducation, la santé, l’environnement, l’emploi et le développement des plus pauvres et des exclus.L’association aide déjà plus de 150 Self Help Group dans la région de Pondichéry. En pratique, l’objectif est de constituer de petits groupes au sein des communautés vulnérables pour aiguiser ensemble leur capacité à créer un développement économique durable. Ces groupes sont alors aidés financièrement, une éducation est offerte aux enfants et des séances pour la prise de conscience concernant divers problèmes locaux (SIDA, écologie,…) sont dispensées.

2009-2010 : La Genèse de Green Society.

On peut dire que l’association a bien démarré. Dès Mars 2010, 64 SHG avaient déjà été formés par cette dernière dont 39 avaient reçu un prêt. De plus, GS a déjà bien lancé sa campagne de sensibilisation des SHG durant cette période : 180 femmes de 12 groupes ont reçu des conseils de nutrition ; 295 membres de 16 groupes ont été alertés sur l’hygiène au quotidien ; La campagne sur le virus du SIDA a permis d’informer 217 femmes de 21 groupes ; Enfin, 97 femmes de 11 groupes ont pu discuter avec l’association des problèmes de violences domestiques. A la fin de la période, les objectifs que se sont donnés Green Society étaient clairs : former plus de SHG, multiplier le nombre de partenaires (avec l’ambition de travailler avec le gouvernement local et une ONG internationale) et engager de nouveaux salariés pour supporter ce développement jusqu’en 2011, l’association a comme prévu pu continuer à se développer avec l’augmentation du nombre de SHG formés (119 en Mars 2011) et donc du nombre de femmes aidées.

Les sujets des campagnes de sensibilisation se sont étendus à l’importance de l’assurance et à la célébration de la journée internationale des femmes. Elle a également diversifié son activité en lançant des formations dans divers domaines: l’informatique, la fabrication de vêtement, des cours de management pour les jeunes des communautés aidées,… Aujourd’hui Green Society aide plus de 200 groupes. Son travail a été récompensé à plusieurs reprises par des articles élogieux dans des journaux locaux ce qui n’a fait que décupler son ambition permanente de développement personnel et des femmes. Et C@P dans tout ça ? CAP a commencé à travailler avec Green Society lors de sa phase III en 2012 sur un projet de ferme laitière mené par un SHG de 11 personnes dans la région de Pondichéry. La coopération a bien fonctionné et en 2013, CAP et GS collaboraient encore sur un projet de ferme laitière dans le village de Mangalam. Pour la phase V de CAP, les deux structures collaboreront sur deux projets !

Rural Community Trust (RCT)

logo Rct

Qui sont-ils ?

L’organisation Rural Community Trust (RCT) est née d’un rêve -, celui de cinq étudiants indiens qui, ayant connu de multiples embuches financières pour suivre leur cursus universitaire, se sont promis d’aider les générations futures à les surmonter.

Promesse tenue: dix ans plus tard naissait RCT, officiellement enregistrée en 1985. ces cinq mêmes étudiants deviennent les cinq membres fondateurs de cette organisation non gouvernementale (ONG) oeuvrant dans l’état du Tamil Nadu. Francis Xavier en prend la direction

francis xavier

Francis Xavier, son fondateur, est un personnage peu commun. Diplômé d’un master en Développement
(complété par six mois en Irlande), il dédie 100 % de son temps à RCT. Il est devenu une figure incontournable
et respectée de sa commune, dont il a d’ailleurs été le panchayat (maire) de 1996 à 2001.

 

Sa mission première : l’éducation des enfants comme des adultes et le combat contre l’illettrisme. Elle va donc mener d’importantes campagnes de sensibilisation afin d’informer les moins privilégiés, hommes, femmes et enfants, de leurs droits, et les encourager à se battre pour qu’ils soient respectés. Mais l’action de l’ONG est bien plus vaste. Pour elle, on ne peut pas s’intéresser à l’éducation sans toucher à la santé, l’agriculture et l’environnement. Aujourd’hui, RCT se concentre plus particulièrement sur

– L’autonomisation des femmes, persuadée que c’est en créant une activité qu’elles seront plus indépendantes. L’ONG a participé à la mise en place de Self Help Group (SHG), un programme lancé par le gouvernement indien dans les années 2000 visant à permettre la « bancarisation » des pauvres. RCT, qui a formé plus de 1 500 SHG dans sa juridiction, se focalise désormais sur le microcrédit. D’ailleurs, Credit@people et RCT ont déjà eu l’occasion de travailler ensemble, auparavant, dans le cadre d’un SHG, nommé ‘Indira Gandhi’, projet mené à Karanai par Gajalakshmi. Ce projet fut d’ailleurs un grand succès car il ne comprenait que 15 femmes au départ et en compte aujourd’hui 90.

– Et sur l’éducation des enfants. Dans le village de Mugayiur, l’organisation gère ainsi un pensionnat accueillant 90 enfants, filles et garçons orphelins ou issus de familles très pauvres. Les enfants sont logés et nourris moyennant une petite contribution financière de la part de la famille. Les enfants ne voient leurs parents qu’une journée, une fois par mois. RCT veille ainsi à leur offrir un environnement adéquat pour étudier, du CP à la 3e. Certains enfants continuent dans le secondaire si les moyens financiers de leurs parents le permettent. Credit@People s’est engagé aux côtés de l’organisation RCT dans le cadre de ce projet. RCT est aujourd’hui reconnue dans l’Etat du Tamil Nadu pour l’ampleur et la qualité de son action. Mais l’ONG peine aujourd’hui à trouver des fonds. N’étant pas rattachée au gouvernement, elle reçoit la plupart de ses financements de l’étranger, et ils se font de plus en plus rares. En effet, les investissements se font en priorité dans le nord de l’Inde où les besoins sont considérés comme plus importants, et les donateurs se sentent désormais plus concernés par le réchauffement climatique, le microcrédit ou le développement des villes que par l’éducation.