Nos objectifs

CAP cherche à mettre en œuvre une synthèse entre le développement et le Microcrédit : c’est à dire à mettre d’abord l’accent sur l’impact qualitatif du projet plutôt que sur le remboursement du prêt ; à remettre le microcrédit à sa juste place, celle d’un moyen et non d’une fin. Nous appelons cela le Micro-développement.

Pourquoi passer du microcrédit au micro-développement ?

Nous constatons et regrettons que l’exploitation actuelle du modèle vertueux du microcrédit, créé par M. Yunus et développé par des opérateurs financiers privés toujours plus nombreux, entre dans une phase d’assouplissement quantitatif qui consacre le développement trop rapide d’une jeune industrie financière sur l’autel de la sélection de «ses» pauvres et de la croissance à tout prix de son encours de crédit. Nous préférons le resserrement qualitatif !

L’intention de CAP est donc d’aider à la construction d’un modèle local de développement qui intègre financement et accompagnement. Un modèle centré sur la réussite du projet et sa pérennité, et non pas seulement sur le remboursement du prêt. Notre approche est plutôt « capacity-based » que « charity-based »

 

Par ailleurs, CAP se donne aussi comme mission d’agir comme un incubateur de réflexion du modèle de développement qu’il propose; CAP veut rester qualitatif pour rester accessible, partager ses retours d’expérience avec chacun ,et réfléchir ensemble sur les nouvelles apparences que prennent les termes «Pauvreté-Misère», «Développement», mondialisation, «opposition villes-campagnes»…

 

Credit At People a choisi de soutenir la majorité de ses projets dans les villages. Par ce choix, CAP permet aux habitants de travailler chez eux plutôt que de partir en ville grossir les rangs des migrants économiques déracinés. Il souhaite aussi dynamiser l’économie locale en favorisant la création d’emplois sur place, générant ainsi des revenus et des dépenses de proximité.

 

Enfin, notre ambition est de constituer un cercle d’acteurs et de don’acteurs de qualité et investi sur des projets d’impact, plutôt que de susciter des dons dans une quantité décorrélée des besoins des projets pour donner une impression d’efficacité par le nombre.